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C’est une pluie qui ne tombe pas du ciel,
mais du cœur.
Une pluie verte, dense, qui glisse comme une mémoire trop lourde.
Dans ces coulées de couleur, on devine le passage des larmes,
leurs chemins obstinés,
leurs sillons de sel qui blanchissent la peau des émotions.
Au milieu du vert qui respire encore,
quelques éclats jaunes, comme des sursauts de vie,
tentent de traverser la tempête intérieure.
Tout semble couler,
tout semble se retenir.
Un paysage liquide où l’âme se dissout,
une pluie sans nuage,
le sel des larmes


